Restitution terminale du programme ANR-ECOLPOM
Evaluation de l’efficience de quatre dispositifs pédagogiques qui valorisent les langues locales en Polynésie française
Présentation générale du dispositif
Isabelle Nocus, maître de conférences de psycholinguistique à l’Université de Nantes (CREN), responsable scientifique du programme
Le programme de recherche intitulé ECOLPOM, pour « École Plurilingue en Outre-mer », a pour objectif global d’évaluer l’efficience de quatre dispositifs pédagogiques qui valorisent les langues locales en Polynésie française (dispositif langues et cultures polynésiennes, LCP), en Nouvelle-Calédonie (dispositif langues et cultures kanak, LCK) et en Guyane (dispositif Intervenant en Langue Maternelle, ILM), sur deux niveaux scolaires, le cours
préparatoire et le cours élémentaire 1. Financé par l’Agence Nationale de la Recherche, il a été réalisé sur trois ans, de 2009 à 2011, par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs issus de quatre laboratoires (Labécd de l’Université de Nantes, CNEP de l’Université de Nouvelle-Calédonie, IRIS de l’Université Paris 5, SeDyL-Centre aréal CELIA-UMR CNRS/INALCO/IRD), en coordination avec les autorités pédagogiques locales. Il comporte deux axes complémentaires, l’un psycholinguistique, l’autre sociolinguistique et sociodidactique.
Polynésie française
- axe sociolinguistique, Marie Salaün, maître de conférences de sciences de l’éducation à l’EHESS (IRIS)
La communication présentera le dispositif d’enseignement LCP puis les résultats de l’enquête menée auprès des enseignants et des familles impliqués dans le dispositif expérimental ECOLPOM. Comment l’enseignement renforcé du tahitien a-t-il été vu depuis la maison ? Comment sa mise en œuvre a-t-elle été vécue par les maîtres ? Quelles perspectives en vue d’une généralisation des 5 heures de LCP ?
- axe psycholinguistique, Isabelle Nocus avec Mirose Paia, Jacques Vernaudon, Philippe Guimard, Agnès Florin
L’axe psycholinguistique évalue « quantitativement » l’impact d’un enseignement renforcé du tahitien sur les compétences langagières (maîtrise de l’écrit, comportements et compétences scolaires) de 212 élèves, dont la moitié participe à ce programme, l’autre moitié servant de groupe contrôle du début du cours préparatoire à la fin du cours élémentaire.
L’objectif est de tenter de répondre à 4 questions :
1) L’enseignement renforcé du tahitien a-t-il un effet sur le développement langagier en tahitien au CP et au CE1 ?
2) A-t-il un impact sur le développement langagier en français ?
3) A-t-il un impact sur la maîtrise de l’écrit et les mathématiques au CP, indicateurs de la réussite scolaire ?
4) Existe-t-il un transfert positif de ce programme sur des dimensions conatives, comme le concept de soi en langues ?



















